SIAM 2012 Maroc-Canada: Au-delà des agrumes et des conserves
Par :Médias Maghreb - Sat Apr 28, 9:30 am
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Source: Économiste Maroc
- Ottawa pour un démantèlement tarifaire généralisé tous les produits
- Le Maroc mise sur l’investissement et le Conseil agricole canadien
- Signature d’un protocole d’entente entre les pays
Après l’Allemagne et la France, c’est au tour du Canada d’être l’invité d’honneur du Salon International de l’Agriculture (Siam) de Meknès. Ce pays est un grand partenaire du Maroc. Du moins en ce qui concerne les échanges agricoles. «La part de l’agriculture dans le commerce entre les deux pays représente 75% à l’importation et 68% à l’export», révèle Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture. Avec cette nuance: un déficit chronique en défaveur de la balance alimentaire marocaine. L’import porte essentiellement sur le blé dur, le maïs et autres légumineuses, des produits stratégiques dont les cours suivent la tendance à l’international. A l’opposé, les expéditions marocaines restent limitées aux agrumes frais et aux conserves végétales.
Comment développer davantage ces échanges, s’interroge le ministre de l’Agriculture. La réponse réside dans la conclusion du premier accord de libre-échange dont les négociations sont en cours. (Voir encadré). Mais pour Akhannouch, la coopération ne devrait pas se limiter aux simples échanges commerciaux. «Notre souhait est que l’accord en projet fasse une grande place à la formation et au conseil agricole, principaux leviers du développement agricole». Surtout dans la filière des viandes rouges où le Canada dispose d’une expérience avérée.
Le secteur agricole canadien participe à hauteur de 8% au PIB national, avec une forte variation d’une région à l’autre. L’agro-industrie vient au deuxième rang de l’industrie manufacturière du pays. Outre, sa position de gros producteur de céréales dans le monde, le Canada est le plus grand exportateur de lin, de porc, de bétail.
La coopération entre le Maroc et le Canada dans le domaine agricole se limite essentiellement à quelques actions d’assistance technique en matière de renforcement des capacités, d’appui au secteur privé agro-industriel, et de développement des petits projets de R&D. Néanmoins, la coopération entre les deux pays peine à se développer. Tout particulièrement sur le volet financier. «Malgré l’existence des programmes spécifiques d’appui financier canadien accordé à divers secteurs, le département de l’Agriculture n’a pas pu en bénéficier», regrette une source proche du dossier. La raison tient aux spécificités du champ d’intérêt et aux critères d’éligibilités imposés par la partie canadienne. C’est le cas du Programme du fonds de développement du secteur privé qui concerne l’Afrique du Nord. Il en est de même du programme de renforcement institutionnel du Canada au Maroc. Il vise à renforcer la performance des institutions marocaines de formation. Mais vu que du côté marocain, le choix des projets relève du département de la Formation professionnelle, ce programme ne profite guère au secteur agricole. C’est donc une affaire maroco-marocaine.
Il n’empêche aussi qu’une coopération scientifique et technique existe depuis 1976 dans le domaine de l’Enseignement agricole. Mais, le ministre de l’Agriculture se veut optimiste quant aux perspectives de développement de la coopération maroco-canadienne. A ses yeux, la position de ce pays en tant que leader agroindustriel peut être mise à profit pour stimuler la valorisation de nos produits agricoles. D’où la recherche de l’assistance technique canadienne.
Comment développer davantage ces échanges, s’interroge le ministre de l’Agriculture. La réponse réside dans la conclusion du premier accord de libre-échange dont les négociations sont en cours. (Voir encadré). Mais pour Akhannouch, la coopération ne devrait pas se limiter aux simples échanges commerciaux. «Notre souhait est que l’accord en projet fasse une grande place à la formation et au conseil agricole, principaux leviers du développement agricole». Surtout dans la filière des viandes rouges où le Canada dispose d’une expérience avérée.
Le secteur agricole canadien participe à hauteur de 8% au PIB national, avec une forte variation d’une région à l’autre. L’agro-industrie vient au deuxième rang de l’industrie manufacturière du pays. Outre, sa position de gros producteur de céréales dans le monde, le Canada est le plus grand exportateur de lin, de porc, de bétail.
La coopération entre le Maroc et le Canada dans le domaine agricole se limite essentiellement à quelques actions d’assistance technique en matière de renforcement des capacités, d’appui au secteur privé agro-industriel, et de développement des petits projets de R&D. Néanmoins, la coopération entre les deux pays peine à se développer. Tout particulièrement sur le volet financier. «Malgré l’existence des programmes spécifiques d’appui financier canadien accordé à divers secteurs, le département de l’Agriculture n’a pas pu en bénéficier», regrette une source proche du dossier. La raison tient aux spécificités du champ d’intérêt et aux critères d’éligibilités imposés par la partie canadienne. C’est le cas du Programme du fonds de développement du secteur privé qui concerne l’Afrique du Nord. Il en est de même du programme de renforcement institutionnel du Canada au Maroc. Il vise à renforcer la performance des institutions marocaines de formation. Mais vu que du côté marocain, le choix des projets relève du département de la Formation professionnelle, ce programme ne profite guère au secteur agricole. C’est donc une affaire maroco-marocaine.
Il n’empêche aussi qu’une coopération scientifique et technique existe depuis 1976 dans le domaine de l’Enseignement agricole. Mais, le ministre de l’Agriculture se veut optimiste quant aux perspectives de développement de la coopération maroco-canadienne. A ses yeux, la position de ce pays en tant que leader agroindustriel peut être mise à profit pour stimuler la valorisation de nos produits agricoles. D’où la recherche de l’assistance technique canadienne.
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